Avec l'affaire Clearsteam, Un Scorpion mégalo, Mr de Villepin et un Verseau parano, Mr Sarkozy, occupent le devant de l'arène politique. Le spectacle est grandiose, en rouge et noir, sur fond de crépuscule démocratique, deux lampistes de prestige font leur show tandis que les véritables enjeux, une fois de plus, sont ailleurs. Monsieur De Villepin semble investit d’une mission, shakespearien, lyrique et pathétique à la fois, cet homme semble tout droit sorti des tragicomédies antiques. Ce Scorpion à l’éloquence en forme de dard, sait qu’il peut entrer dans l’histoire dont il a fait sa passion avec la politique. Ambitieux et taraudé par les feux souterrain du Scorpion, Mr de Villepin est un semeur de trouble, un électron libre se croyant capable de faire la différence, au moment crucial... Prêt à tout pour satisfaire cette soif de pouvoir, l'affaire Clearstream est un tremplin idéal pour notre croisé à la blanche chevelure...
Saturne, l'Ancien des Temps, est tout près de son Soleil à l’heure de sa naissance; L’astre de la fatalité et de la froide vengeance, inspire à notre sémillant Ministre, sa loi de fer. Pluton, dans le signe financier du Lion, est au carré de son Soleil natal, il porte notre ancien Ministre à la démesure tout en le laissant en marge des réseaux d’influence ou se trament et s’enroulent les anneaux du pouvoir véritable…Ainsi, derrière cette mascarade judiciaire se profile et se dissimule une autre affaire plus inquiétante, celle des grandes banques d’affaires ou se recycle l’argent de tous les trafics mondiaux
Quel est donc l’enjeu de cette mise en scène ? Pourquoi ce cirque médiatico-politique, cette arène sanglante ou semble devoir mourir un homme ? Ne cherche ton pas une fois encore, des lampistes? Des enjeux d'une colossale importance, soulevés par le journaliste Denis Robert nous ont pourtant été signalés en 2003 lors de la parution de son ouvrage "la domination du monde" publié chez Julliard. Depuis, la crise du capitalisme financier est passée par là et chacun peut constater les conséquences de cette dérive de la finance mondiale.
"Le bateau ivre de la mondialisation" au prise avec la pieuvre géante de la finance maffieuse, ne risque t-il pas de chavirer ? Titanic arrogant et sans cap, menaçant de sombrer dans les eaux tumultueuse du dernier combat, ou les prédateurs s’entretuent, notre civilisation est entrée dans une ère nouvelle dont elle ne sait rien. D'autres crises vont venir, préparons nous !
Sous la direction d'Arnaud ZACHARIE et d'Eric TOUSSAINT, Le bateau ivre de la mondialisation, Escales au sein du village planétaire, Editions Syllepse et CADTM, 2000, 264 pages.
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